• Voilà une petite poésie de ma propre création, j'espère que ça vous plaira.


    Le Crapaud et la Colombe, ou la beauté superficielle

    Une magnifique colombe se prélassait à l’ombre,
    Les plumes soyeuses, et ainsi elle était charmeuse.
    C’est alors qu’un vilain et laid crapaud survint,
    Et son dos couvert de pustules était malsain.
    “Ô belle et blanche Colombe, ayez pitié de moi,
    Soyez gentille, par pitié, offrez-moi un toit!”
    Mais la colombe était aussi belle que cruelle,
    Car sa morale et ses scrupules étaient très faibles.
    Aussi répondit-elle de sa voix cristalline:
    “Très bien. J’accepte. Tu feras le ménage chez moi.
    Il faut bien que tu te serves à quelque chose, toi!”
    Le pauvre crapaud en était tout envoûté.
    La magnifique colombe l’avait hypnotisé.
    Il en fut donc réduit à lui faire le ménage.
    Et sans jamais le moindre signe de gratitude,
    Le laissant dans sa pitoyable inaptitude,
    La belle colombe le laissa mourir à la tâche.

    Ne nous fions pas aux apparences,
    Elles sont si souvent la cause de nos souffrances.


    http://snowswann.eklablog.com/presentation-c19002447




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  • Métamorphoses

    L'automne arrive, les roses se fanent ;

    Celui des mes joues reste.

    De som     bres nuages couvrent la voûte céleste.

    Tout se transforme, tout change,

    Mais toi tu gardes ta tête d'ange.

    Tu restes toi, tu restes unique ;

    Toi et tes allures de dieu celtique.

     

    Petite poésie, parce que j'avais de l'inspiration, parce que l'écriture c'est beau, parce que j'aimerais me changer les idées, parce que je pense à lui.

    J'espère que ça vous plaira.

     

    Snow.


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  •  La Mort

     

    La chose s'approcha encore un peu plus de moi. Je ne savais que faire, et pourtant il fallait agir. Sauver la vie de cet être souffrant. Deux de ses longs doigts trop maigres s'accrochèrent vainement à mon pantalon. Un feulement sortit de la gorge de l'être, une sorte de cri d'agonie. Et restai pourtant pétrifiée, sur place ; j'avais peur. Mais de quoi donc ? Cette personne faible sans défense ne pouvait me faire aucun mal, et ne me voulait aucun mal non plus... Mais alors, qu'est-ce qui m'effrayait ? Une seule réponse me vint à l'esprit.

    La mort m'effrayait. Celle qui émanait autour de ce corps mourrant. Car oui, cette personne allait mourir, et c'était irréversible. L'oeuvre du temps, de la maladie, aussi. C'est alors que j'eu peur de moi-même. Je restai ainsi, insensible, en train de regarder une personne mourir. Ce n'était pas... Humain. Mais, moi, je savais que j'étais humaine. Il fallait donc se comporter en tant que telle. J'allongeai le corps sur le petit lit propre de la pièce exiguë. Je m'agenouillai au côtés de la personne et lui demanda si elle souhaitait autre chose. Elle me répondit d'une voix faiblarde et mourrante que ma présence suffirait. Elle. Oui, c'était une femme. Ses paupières, aussi fragiles que des ailes de papillons ses fermèrent. Un instant, elle me parut avoir mon âge. Un joli sourire naquit sur ses lèvres gercées et retroussés. A ce souvenir, j'en suis encore surprise. Mais cette femme misérable, malade et mourrante était belle. A sa façon. On voyait sur son visage qu'elle était en paix avec elle-même et qu'elle avait vécu décemment sa vie. J'aurais aimé la connaitre mieux. La malade lâcha son dernier souffle et mourut le sourire aux lèvres.

    Une larme perla sur ma joue. Mais je savais que quelque part au fond de moi, j'étais heureuse. Heureuse que cette femme le soit. Ou l'ait été. Heureuse d'avoir vaincu ma peur de la mort. 

     

    ~~~

     

    J'espère que ce petit texte vous aura plu : je suis malade et l'inspiration m'est venue, donc voilà.

     

    A bientôt, Snow.


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