• Saison II

    INFORMATIONS

    Titre de la série d'origine : Supernatural

    Genre d'écriture : On peut considérer ces quelques petits récits comme une fan fiction, mais je ne l'écris pas comme telle. J'écris des passages racontant l'histoire du personnage de Cindy, inventé par mes soins.

    Attributs : Paranormal, surnaturel, gore

    Deux frères, Sam & Dean Winchester, parcours les Etats-Unis en tant que chasseurs (de démons, de poltergeistes...). Lors de la première saison, ils essayent de découvrir le démon qui a tué leur mère, vingt-et-un (ou vingt-deux) ans plutôt. Ils le retrouvent et le tuent à la fin de la saison 2.

     

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    Supernatural, la série 

    Supernatural, fin saison II

            L’histoire de Cindy, auprès des Winchester et de Bobby, commencent sur la fin de la deuxième saison de Supernatural. Dean et Sam se questionnent quant à diverses personnes rencontrées présentant des pouvoirs psychiques comme Sam ; outre leur point commun concernant les  meurtres identiques de leurs mères par un certain démon. 

  • Réécriture de ma fan fiction sur SPN reprise. En voilà un premier passage. J'ignore si ça donne grand chose, à défaut d'avoir encore pas mal de détails à revoir et à éclaircir.

    Passage premier – Rencontre.

                 Dean et Sam étaient sur une affaire. Celle d’un esprit qui, visiblement, hantait l’orphelinat Green Hope. Une de plus. Banale. Une couverture comme à leur habitude et voilà qu’ils enquêtaient. Nous savons bien qu’il en était ainsi ordinaire pour eux deux que d’être chasseurs du mal. Une affaire de famille, une succession, un héritage. Néanmoins, cette histoire-là, allait marquer leur existence, belle et bien plus que quelques autres.  

                S’étant séparés pour une rapide recherche d’indices, Dean longeait à présent un couloir qui lui sembla interminable, pour peu qu’il tournait sans cesse et que sa longueur était réellement grande – l’orphelinat se comparait par endroits à un véritable labyrinthe. Il tourna une énième fois et s’arrêta à la vue d’une jeune fille qui l’intrigua. Assise de profil sur l’un des deux ou trois bancs posés sur cette partie du lieu présent, les pieds dessus, jambes ramenées vers elle, genoux cognant son menton, la tête tournée vers l’extérieur – lequel donnait sur une petite cour emplis de verdure et de fleurs – l’intéressée discutait. Ce ne fut pas cet acte de paroles qui perturba Dean, mais le fait qu’elle était seule. Pourtant, elle paraissait tenir une véritable conversation. Il resta deux ou trois minutes à l’observer avant d’aller à sa rencontre. Au senti de son approche, la jeune fille eut un vif retournement de tête. Dean se présenta à elle aussitôt, elle en fit de même, répondant au prénom de Cindy et enchaîna avec de curieuses paroles.

    « Vous lui faites peur, il est parti. Il se cache, il sait que vous le recherchez. Ce n’est pas un mauvais esprit, vous savez. Tommy aimait bien cet endroit, lorsqu’il y vivait, et il a peur de franchir la barrière. Vous savez bien, la barrière, ou quoi que ça puisse être, qui mène aux mondes des esprits, s’expliqua-t-elle au vu de la réaction surprise de son interlocuteur.

    -Dis-moi, quel âge as-tu ?

    -Treize ans.

    -Tu communiques souvent avec des esprits ?

    -Tommy est le premier. On a commencé à discuter il y a deux semaines environs, mais il est là depuis des années déjà. Curieux que je ne l’ai jamais rencontré auparavant.

    -Tu es à l’orphelinat depuis longtemps ?

    -Depuis ma naissance.

    -Tu es la première personne que je rencontre qui n’est pas effrayée par un esprit. Mais tu sais, entreprendre ce genre de chose, comme ce que tu fais, peut s’avérer dangereux et…

    -Je sais, le coupa Cindy. Mais je vous assure, Tommy a simplement peur, il n’est pas mauvais et il n’a jamais fait de mal à personne ici.

    -Je suis sûr que tu sais qu’il ne peut pas rester pour autant. »

    La jeune fille acquiesça et reprit.

    « Je le sais bien, c’est juste qu’il est le seul ami que j’ai jamais eu ici. J’ai toujours été seule, les autres me trouve bizarre, chaque fois qu’un évènement étrange se produit ici, c’est moi qui suis suspectée. Il faut dire que c’est vrai.

    -Tu ne devrais pas les croire.

    -C’est pourtant vrai… Vous sauriez garder un secret ? »

    Cindy n’eut le temps d’obtenir une réponse. Quelqu’un les interrompit, c’était Sam. Dean la présenta à son cadet comme médiatrice avec Tommy, Sam ne comprit pas et fut briefé sur la conversation précédente qui se poursuivit.

    « Alors, quel est ce secret que nous devons garder ? Lança Dean, l’air amusé mais décidé à tenir parole.  

    -Je possède un don. Je suis capable de télékinésie.

    -Se pourrait-il…

    -Sam, c’est une enfant.

    -Hey, j’ai tout de même treize ans, corrigea Cindy. Qu’est-ce qu’il se pourrait ?

    -Cindy ! »

    L’appel soudain de son prénom la fit sursauter. Nous pouvions voir, dès lors, une femme – la cinquantaine, les cheveux courts, frisés et grisés, une corpulence quelque peu enveloppée, une tenue de personnel, c’était Myriam. Elle cherchait la jeune fille depuis un bon moment et lui ordonna presque de rejoindre la salle d’étude. Elle ne prêta guère attention aux frères Winchester si ce ne fut que pour leur faire comprendre qu’ils avaient sûrement mieux à faire que de parler à une pensionnaire, ressortant ainsi leur couverture que tous deux avaient tantôt oublié, l’espace d’un instant, en compagnie de Cindy.

     * * *

                 L’atmosphère était calme, silencieux, néanmoins pesant. Des murs couverts d’un blanc cassé commençaient à perdre de leur peinture qui s’émiettait par endroits, une toiture vieillie où les charpentes se frittaient également, des tables en bois tout aussi vieillottes, la salle était vraisemblablement ancienne ; les élèves passaient sans doute leurs deux dernières heures dedans avant que ne fussent entrepris des travaux. Cahier sous le nez, stylo en main, Cindy ne prêtait pas le moins du monde quelconque attention à ses devoirs, mais à la rencontre qu’elle vint de faire. Elle fut tirée de ses pensées par un rappel à l’ordre lui signifiant qu’elle n’était pas là pour rêvasser. Elle regarda Myriam, fit un signe d’approbation en guise d’excuse et se remit au travail. La concentration ne lui venait pour autant pas. Elle se focalisa bientôt sur les murmures mesquins de ses camarades à son égard.

                Un bruit sourd. Un grincement aigu. Des vibrations à travers la charpente, puis au travers des tables. L’activité de chacun s’interrompit. Tous se regardaient, échangeant des regards inquiets avant qu’ils ne convergeassent vers Cindy.

    « Hey, l’extra-terrestre ! L’interpella l’un des orphelins. Ça t’amuse ?! »

    Que de remarques désobligeantes, toujours les mêmes incessamment répétées telles le refrain d’une chanson néfaste sans pourtant aucun répondant leur faisant face. Aujourd’hui était différent. La jeune fille se leva et se dirigea vers la porte en constatant l’écartement de tous pour la laisser passer. Ils avaient peur d’elle. Que de susceptibilité de croire fermement qu’elle était l’origine de ce qu’il se passait…

    « Pathétique… Osa-t-elle lâcher pour la première fois. Vous êtes la cause de ceci, murmura-t-elle cette fois en franchissant la porte. »

    Elle avait bien cerné la situation ; Tommy agissait ainsi pour la venger et bien qu’elle le comprît, elle ne pouvait le laisser continuer. Elle sortit en flèche à l’extérieur pour rejoindre la grande cave. Elle avait l’habitude de discuter et s’amuser avec lui dans cet endroit – ils pouvaient y être tranquilles, rares étaient les fois où le personnel y allait. Elle espérait pouvoir le ressaisir.

    À peine fut-elle entrée, suivit des Winchester, que l’esprit commença à se déchaîner. Objets, outils, tous volaient dans la sombre et humide pièce. À l’évidence, il n’appréciait guère la présence de Dean et Sam. Les deux frères s’apprêtèrent à riposter, fusils remplis de cartouches de sel à la main, quand Cindy leur fit comprendre de ne rien faire et prit la parole. Elle n’était pas effrayée. Elle tenta de faire comprendre à son ami qu’ils ne lui feraient rien et qu’il devait se calmer. Rien n’y faisait encore. L’adolescente persévéra. Elle ne lâcha pas. Elle avait promis de l’aider et le lui rappela, entre deux ou trois phrases moralisatrices sur sa façon d’agir subitement.

    Ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes d’attente et d’inquiétude qu’il se calma. Il demanda à Cindy ce qu’il allait trouver s’il passait de l’autre côté. Allait-il découvrir le paradis ? Rencontrer des personnes que jadis il connut ? Allait-il s’y plaire, dans cet autre monde ? La jeune fille voulut le rassurer mais ignorait ce qui l’attendait. Il devait le découvrir par lui-même. Il se résigna comprenant que c’était ce que Cindy voulait aussi. Il demanda de quelle façon allait-il partir. La jeune fille lui répondit qu’il devait sûrement essayer de faire le vide en lui, de simplement lâcher prise. Tommy se rapprocha des escaliers de la pièce, comme pour remonter. Il ferma les yeux et suivit les conseils de Cindy, tout en avançant vers la sortie de la cave. Quelques rayons solaires apparurent et il disparut peu à peu dans ces brusques flots de lumière. 

    * * *

                 La journée avait été quelque peu mouvementée. Les frères Winchester étaient repartis. Cindy en était attristée. Pour la première fois, elle rencontrait des personnes capables de comprendre l’univers du surnaturel. La jeune fille se fit reconduire dans sa chambre, après avoir été sermonnée par Nadia. Elle s’apprêtait à se poser un peu quand quelqu’un frappa à sa porte. Là, une voix enthousiasmante la fit sursauter.

    « Bonjour ! Moi c’est Amaëlle. »


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  • Texte centré sur Amaëlle, qui se passe dans le même temps que le passage premier. Juste un petit aperçu sur la nouvelle pensionnaire qui renferme quelques mystères.

    Deuxième passage – Nouvelle pensionnaire.  

                 Elle était assise, les jambes ballantes au rythme de l’air qu’elle avait en tête, le sourire aux lèvres ; à ses côtés, une assistante sociale s’étonnant et se désespérant de sa joie. La jeune enthousiaste semblait entretenir un corps de gymnaste, présentait une peau blanche, une chevelure mi-longue, châtain clair, aux quelques mèches dégradées et des yeux emplis d’un vert foncé qui lui procurait un regard profond et intense. Son accompagnatrice était, elle, encore plus grande et élancée, la silhouette ainsi très affinée – peut-être était-ce même trop ; les cheveux longs, lisses et châtains aux reflets acajou, les yeux légèrement amandés et marron noisette.

    « Veux-tu bien arrêter de te balancer de la sorte ? Fit-elle interloquée. Franchement, je ne comprends pas un tel enthousiasme.

    -Je ne vous le demande pas, rétorqua l’adolescente.

    -Toujours aussi arrogante, en plus de cela. Je doute que le personnel accepte ça ici. Des recadrages d’attendent ma petite. »

    La jeune femme était exaspérée par son comportement. Il fallait avouer que l’intéressée n’avait pas sa langue dans sa poche pour avoir si souvent osé défier ses tuteurs. L’assistante sociale avait même perdu le compte quant au nombre de foyers et familles d’accueil par lesquels elle était passée. Elle les rendait fous. Étrangement, elle avait accepté avec grande jovialité de s’installer en orphelinat. Précisément, dans cet orphelinat-ci. Elle s’était montrée très capricieuse à ce sujet. Allez comprendre… Sophie n’essayait plus.

    La porte du bureau s’ouvrit, interrompant les échanges de regards entre arrogance et agacement des deux. Un homme fit son entrée ; l’apparence bien imposante dessinant là un caractère strict, plutôt de taille moyenne pour un homme mais les épaules bien carrées. Il ne donnait pas l’air de quelqu’un aimant plaisanter. Néanmoins soignait-il son apparence : cheveux courts, bien coiffés, noirs quelque peu grisonnant ; costume-cravate. Il avait également de petits yeux bleus malicieux. Il salua ses deux invitées et s’installa dans son fauteuil, face à elles. L’entretien pour les formalités d’inscription s’enchaîna. Que de paroles fatigantes à toujours ressasser les mêmes informations et règles, n’intéressant guère la jeune fille qui avait surtout hâte de rencontrer ses camarades, du moins, une en particulier.

    Soudain, un tremblement se fit ressentir et quelques vibrations s’entendaient. Le directeur recommanda de ne pas s’affoler et sortit un instant, voir ce qu’il se passait. D’un pas pressé, il se dirigea vers la salle d’étude, où tout enfant devait se trouver en cet instant précis. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit Cindy sortir en flèche de la salle et les regards accusateurs et inquiets des pensionnaires et de Myriam. Il leur demanda de retourner à leurs occupations, constatant que les évènements soudains s’arrêtaient. Il s’en retourna à son bureau après avoir demandé à Nadia, une jeune employée, de trouver Cindy et de la ramener à sa chambre.

    « Veuillez m’excuser pour ce léger désagrément, s’excusa-t-il auprès de Sophie et Amaëlle. Bien, tu vas pouvoir découvrir ta chambre, conclut-il enfin, s’adressant à l’adolescente. Ton dossier mentionne que tu as besoin de quelques redressements, j’espère que tu seras à même de faire des efforts. L’orphelinat étant assez complet, nous avons dû te mettre dans la chambre d’une pensionnaire à qui il manque un colocataire. Ceci étant, Cindy est une pensionnaire quelque peu perturbée. Si tu as quelconque soucis avec elle, n’hésite pas à m’en faire part ou à un membre du personnel. Sur ce, finit-il, je te laisse avec Sarah. »

    * * *

                 Ce fut tout sautillant que l’adolescente longeait les interminables couloirs de l’orphelinat, en compagnie maintenant de Sarah, une autre jeune employée. Sophie était repartie.

    « Tu perdras sans doute de ton enthousiasme lorsque tu verras ta camarade de chambre. Ah, nous y sommes. Bonne chance. »

    Sur ces mots, la surveillante partit, laissant la nouvelle pensionnaire seule, devant la porte. Elle frappa, ayant bien compris que quelqu’un l’occupait déjà, et entra lorsqu’elle entendit une faible réponse. Sans avoir eu un premier coup d’œil à l’espace, elle se présenta.

    « Bonjour ! Moi c’est Amaëlle. Je suis la nouvelle. »

    Cindy fut surprise par une telle jovialité, en particulier parce que c’était à elle que l’on s’adressait.

    « Qu’as-tu ? Tu es muette ?

    -Ah heu, non, non, finit-elle par dire en secouant la tête. Excuse-moi. Moi c’est Cindy, bienvenue à Green Hope. 

    -Merci ! Plutôt sympa la chambre, elle est spacieuse et assez lumineuse, constata Amaëlle. Dis, tu me fais visiter les lieux ? Je rangerai mes affaires plus tard.

    -Heu, d’accord. »

                Le tour de l’orphelinat s’offrit à la jeune arrivante. Elle ne tenait pas en place, une vraie pile électrique. Elle posa bon nombre de questions à Cindy sur l’endroit, ses règles de fonctionnement, ses enseignements… Le silence finit par s’installer, quelques minutes. Amaëlle en vint à fixer sa nouvelle amie, assez longuement pour que celle-ci le remarquât. Cindy eut un frisson de gêne, elle n’aimait pas attiser l’attention, ce qui n’échappa pas à Amaëlle qui détourna dès lors son regard.

    « Bon, il nous reste peu de jours… Alors, amusons-nous durant ce peu de temps ! Fit-elle subitement enjouée.

    -Heu, je ne suis pas sûr de comprendre…

    -Tu comprendras. »

    * * *

                 Au dehors, non loin de l’orphelinat et à l’arbi des regards curieux, Sophie n’avait pas encore entièrement quitté les alentours. Elle semblait attendre quelqu’un. Elle attendit quelques instants. Une silhouette, une ombre, apparut enfin. Un homme à l’allure bien présentable – costume-cravate ; les cheveux courts, grisés, bien arrangés, vint à sa rencontre. Leurs regards se firent face, leurs yeux, respectivement aux couleurs de leurs hôtes, virèrent immédiatement au noir profond.

    « Eh bien ?

    -Bonne pioche. La gamine est ici, dans cet orphelinat. Des sourires démoniaques se dessinèrent aisément sur leurs visages. Sophie reprit. Les Winchester y étaient il y a encore une heure.

    -Tu les as laissé filer.

    -Chaque chose en son temps. C’est la fille qui nous intéresse maintenant.

    -Et l’autre, que tu as amenée ?

    -Rien qu’une petite insolente inoffensive. Il me fallait bien un prétexte pour me rendre ici. Pourquoi cet air inquiet ? C’est une gamine inoffensive je te dis.

    -Bien. Reste sur place, surveille notre intéressée. »


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