• Voilà c'est le premier poème que je poste et j'ai choisi le dernier que j'ai écrit. Il a une forme légèrement bizarre et originale, sans rimes, ou presque. Bon voilà je suis un peu "nouvelle" et...je compte bien rester et poster mes poèmes, anciens ou nouveau ! Voilà l'intro est finie.

     

    L’hiver arrivait.
    Ses jambes avançaient, reculaient,
    Irrégulièrement.
    Ses mains couvrirent de ses doigts fins,
    La ville.
    Ses bras l’entouraient avec tendresse et avarice.
    Le vent tempêtait,
    Furieux.


    L’hiver pleurait, ses larmes gelèrent
    Sous le froid qui animait son être.
    Ses larmes chutèrent sur les toits.
    Une couverture de formait peu à peu sur ceux-ci.
    Un duvet tenace,
    Qui couvrait l’horizon,
    Comme je le couvre du regard.
    Ma ville.

    Elle suintait sous la crasse recouvert de neige
    Une fumée s’échappait,
    Fugueuse,
    Des bâtiments.
    Les étoiles de la nuit, métamorphosées en flocon
    Tourbillonnaient.
    Sous la bise,
    En colère.

    Je pouvais difficilement voir
    L’océan.
    Le ciel se confondait à la mer
    Miroir.
    J’entendais les vagues,
    Elles défiaient le sable
    L’écume vrilla.
    La glace fondait
    La chaleur des eaux
    Gagnait.


    La lune posait un regard amusé sur l’infériorité
    Un clin d’œil cruel.
    Le noir prit place, se débattant des profondeurs
    L’étoffe recouvra ses droits
    Elle dirigeait.

    La fenêtre
    Tremblait
    Tailladée, épreuves surmontées, coups.
    Elle s’ouvrit brusquement, un inconnu s’invita
    Fou
    Le vent sanglota, prévenant.
    La neige m’assaille tel des flèches enflammées
    Mes yeux, mes lèvres s’agrandirent.
    Mes membres, glacés
    Se figèrent.


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  • Une trace de rouge à lèvres barre sa joue
    Son mascara a coulé, ses yeux sont délavés
    Ses cheveux sont emmêlés sur ses épaules
    Son visage est calme, incliné vers le vide.

    Elle pense au début, elle songe à la fin
    Elle n'a plus la force de pleurer ou de crier
    Plus le courage de tout détruire ou de fuir
    Juste le désir de se reposer, perfide.

    Elle ferme brusquement ses yeux, elle voit flou
    Rentre son menton dans le creux de son cou
    Enfonce ses ongles au vernis écaillé sur sa paume
    Ses épaules s'affaissent, elles ne peuvent plus porter.

    Ses pieds nus effleurent la pierre insensible
    Une voiture passe, sans la voir, aveuglante
    Ses phares l'illumine, un coin de sa robe blanche
    Se lève et se mélange au vent, qui s'engouffre.

    Elle ne réfléchit plus, les questions ne l'envahiront plus
    Elle détourne le visage face aux souvenirs qui remontent
    Elle veut qu'ils disparaissent, elle est sûre d'elle
    Plus rien ne va la faire douter, elle veut mourir en paix et sans regret.

    Ses bras se lèvent, ses cheveux pris dans un accès de violence, aussi.
    Ses yeux s'ouvrent, plus assurés, plus sauvages.
    Elle affronte du regard ce qui l'entoure, elle les défie.
    Elle gémit, personne n'est là. Abandonnée.
    Plus le temps. Quelques secondes.

    Ses jambes se plient. Elle lance un dernier regard derrière elle.
    Puis elle s'élance vers le haut. Elle veut monter.
    Un ange.
    L'étoffe se mut. Elle ondule, et se frictionne sur sa peau. Elle ne tombe plus.


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  • Ton âme n'est assez forte pour être portée seule
    Elle doit être nourrie par celles des gens
    Comme un souffle, un murmure, vas y gueule
    Cries ta rage, ta tristesse, sanglots, tous branlants.

    Pleurs empreints de courage.

    Un esprit brumeux, une flamme de vapeur
    Qui te guide, te permet d'avancer sur la route
    Laisses couler tes larmes, viens, n'ai pas peur
    Ne laisse pas le courant t'emporter, écoutes.

    Flamme empreinte d'espérance.

    Sois maître de toi-même, sois forte affronte la vie
    Les obstacles ne te briseront pas, ne t'anéantiront plus
    Garde ton don, empreint de tristesse comme un trait gris
    Tracé au pinceau, sur le contour de ta silhouette assidue.

    Danse empreinte de mélancolie.

    Sois toi, crie tes idées et je sais que tu vas réussir
    Crache des insultes, jure et hurle mais reste toi
    Dis n'importe quoi le temps que tu le fais avec un sourire
    Sois toi, murmure, chuchote, dans un souffle de foi.

    Chant empreint d'émotion.


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