• De l'autre côté de la tombe

     INFORMATIONS © 

     Titre : De l’Autre Côté de la Tombe 

     Genre : Romanesque  

     Sous-genre : Fiction 

     Attributs : Paranormal  

    Chapitres : 15 

    Statut : En cours / 2011 - 2016  

    L'univers et les personnages de cette histoire m'appartiennent. Ce n'est pas une fan fiction mais bel et bien une fiction de ma propre imagination.

    Avancement : Dixième chapitre maintenant en ligne ! Les premières révélations vous attendent ! 

    Dernière édition au 06.07.2016. 

     

  • CONTEXTE ©

    Résumé

                 Cindy Rein, fille unique de Brennan et Mary, découvre par inadvertance un coffret rempli de mystérieuses lettres dans le grenier du manoir. Dès lors, elle cherche à en savoir davantage et se retrouve très vite menacée d’un grand danger... 

    Prélude

                 De l’autre côté de la tombe qui sait ce qui peut se cacher. Bien des choses, je vous l’accorde. Un mort peut effectivement emporter de nombreux secrets avec lui.

                Juin 1984. George et Julia Rein, un couple sans histoire, étaient maintenant les propriétaires du manoir de Raintown. Il leur avait été légué par une personne qui préféra garder l’anonymat. Le couple accepta sans chercher à en savoir plus. Ils avaient toujours aimé les manoirs.

                Septembre 1987. George Rein venait d’être enterré. Sa femme, Julia, était à présent veuve. Le moins que l’on pût dire, c’était que la mort de ce pauvre homme – qui n’avait qu’une quarantaine d’années – était suspecte. Il avait eu une attaque cardiaque mais... certains éléments perturbaient les enquêteurs de l’époque. Julia Rein fut ainsi soupçonnée. Malheureusement pour les policiers, celle-ci mourut peu de temps après son défunt mari dans des circonstances tout aussi étranges. Les enquêteurs piétinaient. L’affaire fut classée sans suite et donc jamais résolue. Des années plus tard, Brennan – fils de George et Julia – et Mary Rein décidèrent de reprendre la demeure.

                Septembre 2007. D’étranges évènements survinrent à nouveau dans le manoir ; et un noir passé commença à resurgir.


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  •  De l’Autre Côté de la Tombe, Chapitre I – « Lettres mystérieuses. Rentrée scolaire. Rêve étrange. » ; « Les passions ne sont en elles-mêmes ni bonnes ni mauvaises. » Saint Thomas d’Aquin  

                  Raintown, une petite ville située au nord de l’Écosse, était habitée par cinq cents personnes à peine dont la moyenne d’âge était de quarante, cinquante ans environ. La vie y était à priori tranquille. Seule une école primaire s’y trouvait. Les élèves étaient peu nombreux. Pour le secondaire, il fallait aller jusqu’à la ville voisine, Chestnoth. Un bus scolaire était prévu à cet effet.  

                Le manoir de Raintown avait été construit il y a plusieurs centaines d’années maintenant. Il était situé au nord-est de la ville, sur une colline. La colline dérivait sur une vaste plaine et forêt, le domaine était grand. Vingt-trois ans après le drame concernant la famille Rein, de nouveaux évènements survinrent au sein de cette vaste demeure.

                C’était un dimanche après-midi. Cindy Rein, petite-fille de George et Julia, était une adolescente de bientôt seize ans. Elle avait des cheveux mi-longs, lisses et bruns, méchés d’un châtain naturel ; ainsi que des yeux clairs colorés d’un gris-vert. De grande taille, elle présentait une corpulence moyenne. Elle avait une peau ni pâle ni mate, mais d’un juste milieu. Cet après-midi là, la jeune fille repensa à l’un de ses rêves pour le moins étrange : elle découvrait une boîte bien cachée contenant de mystérieuses lettres. Elle décida alors de monter au grenier, le lieu où se passait la scène. Elle le fouilla et trouva une vieille boîte recouverte de poussière, soigneusement dissimulées dans un coin de la pièce. Elle la prit et parvint à l’ouvrir au bout de quelques minutes. Des lettres étaient effectivement rangées à l’intérieur. Il s’agissait de mystérieux écrits. Certaines évoquaient un amour passionné, tandis que d’autres mentionnaient un secret. Elles semblaient avoir été toutes écrites de la main d’une seule personne et étaient signées J. La personne à qui elles étaient adressées était également mentionnée par une initiale : K.

                C’étant concentrée sur ces lettres, Cindy fut soudainement sortit de ses pensées par la voix de sa mère.

    « Cindy ? Tu es en haut ?

    -Heu oui. Je descends. »

                  Trois secondes plus tard, l’adolescente était en bas. Sa mère, Mary, tenait des sacs de couses dans chaque main. Cindy avait sa physionomie, excepté pour ce qui était des yeux : elle avait ceux de son père, Brennan. Par ailleurs, il arriva lui aussi chargé de sacs de courses.

    « Tu nous donnes un coup de main ? »

                  Cindy acquiesça d’un signe de tête. Elle aida ses parents à ranger les courses. Comme à son habitude, elle était plutôt silencieuse, mais sa mère sentit que ce silence était différent.

    « Quelque chose ne va pas ?

    -Non, rien.

    -Tu es sûr ?

    -Oui, ne t’inquiète pas.

    -Ok. Alors la rentrée de demain ne t’inquiète pas un peu ?

    -Je ne vois pas pourquoi je m’y inquièterai... Bon, je monte. Au fait, je ne vois pas pourquoi vous ne parveniez pas à aller dans le grenier. La porte fonctionne très bien.

    -Tu es allée dans le grenier ?

    -Oui. J’avais cru entendre un bruit, mentit-elle.  

    -Je ne veux pas que tu y montes.

    -Pourquoi pas ?

    -Il y a plein de bazar qui y traîne, ainsi que plein de poussière.

    -Ok, comme tu veux. »

                 Une fois montée dans sa chambre, Cindy prit soin de verrouiller sa porte. Elle sortit ensuite de sous son lit la petite boîte contenant les lettres qu’elle avait cachée là. Elle repensa à ce que sa mère lui dit quant au grenier. Quelque chose la dérangeait. Elle avait l’impression que sa mère ne voulait pas qu’elle y monte pour une autre raison que celles qu’elle avait citées. « Mieux vaut que je trouve une cachette plus sûr que sous mon lit. » Pensa-t-elle en fixant la boîte. Dans un premier temps, elle la remit sous son lit. Puis elle commença à préparer ses affaires pour demain. Comme l’avait souligné Mary, demain était la rentrée des classes. Cindy rentrait en première, au lycée Chestnoth’s High School. Une école assez prestigieuse et réputée.

                La soirée s’annonçait déjà. Le dîner avait été bref et silencieux en ce qui concernait la jeune fille. Elle était hypnotisée par ses mystérieuses lettres. Elle sentait qu’elles étaient importantes. Elle avait envie d’en savoir plus. Aussi décida-t-elle de les étudier avec un approfondissement certain. Elle prit la première lettre. Celle-ci datait du 28 mai 1950. L’écriture de son auteur, penchée vers la droite, était agréable à lire. Le papier était jauni par le temps et certains caractères étaient à demi effacés. En analysant cette première lettre, Cindy conclut que l’auteur était un homme. Elle traitait d’un amour passionné entre cet homme – dont la signature était une initiale, « J. » – et sa bien-aimée. « Sûrement cette mystérieuse K. » Songea l’adolescente. Prise de fatigue, elle remit la lettre avec les autres et rangea la boîte dans une bien meilleure cachette que sous son lit.

                Lundi matin, six heures trente. Le réveil venait de sonner. Cindy se leva aussitôt et s’empressa de se préparer. Elle était assez matinale. Elle ne mangeait guère chez elle le matin ; elle emportait un pain au chocolat et le mangeait dans le bus. Justement, sept heures trente, l’heure d’y aller. Elle mit une veste en jean par-dessus son tee-shirt blanc dont un dessin représentant un dragon y était. Début septembre, fin d’été ; le beau temps et la chaleur étaient encore de mise. Elle prit son sac et sortit du manoir après avoir dit « à ce soir » à ses parents.

                Elle fit quelques pas – d’une marche ni lente ni rapide, mais modérée – et arriva à l’arrêt de bus où deux autres jeunes filles l’attendaient. Amber et Kim, ses deux meilleures amies. Son rythme de marche modéré passa subitement à un rythme plus rapide.

                Amber Ripe : seize ans, de grande taille et de mince corpulence, une longue chevelure lisse, finement dégradée et châtain clair tirant vers le blond, de petits yeux couleur bleu océan. Le teint légèrement mat. De même tempérament que Cindy. Surnommée Ambee [i]. Kimberley Home : dix-sept ans, de taille et de corpulence moyenne, de longs cheveux lisses et bruns attachés en deux couettes, de grands yeux couleur nuit. Le teint pâle. Inventive et créative. De tempérament excentrique, optimiste et enjoué. Surnommée Kim.

    « Cindy ! S’écria la brunette avec un enthousiasme certain. 

    -Bonjour les filles.

    -Tu as passé de bonnes vacances ? Lui demanda Amber. 

    -Des vacances tranquilles, je dirai. Et ennuyeuses, si je prends en compte le fait que je ne vous ai pas vu durant celles-ci. Répondit l’intéressée en souriant. Et vous ? 

    -Des vacances enrichissantes en ce qui me concerne, dit Kim. 

    -Quant à moi, je dirai simples et ennuyeuses aussi. Mais reposante contrairement aux cours... Enchaîna Amber.  

    -Allez, je suis sûr que cette nouvelle année scolaire s’annonce bien, Affirma Cindy. 

    -Hey. Salut le trio, s'exclama une jeune fille en arrivant. Alors ces vacances ? Trop ennuyeuses pour que vous y restiez ? Dommage... Chestnoth’s High School devra encore supporter votre présence...

    -M.J.... C’est plutôt sa présence à elle que le lycée devra encore supporter... Fit Amber après que la châtaine se soit éloignée pour monter dans le bus qui venait d’arriver.  

    -Toujours fidèle au poste pour vous gâcher la vie... Fit Kim après avoir acquiescé les paroles d’Amber.

    -Que veux-tu, il faut bien de tout pour faire un monde. Même d’une prétentieuse et miss « regardez-moi, je suis la fille la plus populaire du lycée » comme M.J, lui dit Cindy en se moquant d’M.J. »  

                  Les filles montèrent dans le bus. Comme toujours, M.J. était entourée de beaucoup de monde. Mary-Jane Cross : dix-sept ans, de grande taille et de fine corpulence, une courte chevelure lisse, châtain clair et coupée en un joli carré plongeant, de petits yeux légèrement tirés en amande, de couleur bleu très clair et perçant. Le teint ni clair ni mat, un juste milieu entre les deux. Signe particulier : trois ou quatre petites taches de rousseurs sur chacune de ses joues. Dotée d’un fort caractère. Elle aimait se faire remarquer par les autres. Même si elle paraissait insensible et forte, elle pouvait être tout le contraire... Surnommée M.J.

                Trois quarts d’heure de route. Le bus venait de s’arrêter devant le lycée. Les élèves descendirent. Ils pénétrèrent dans la grande cour et allèrent aussitôt voir dans quelle classe ils seraient cette nouvelle année. Cindy Rein, Amber Ripe et Kimberley Home. Toutes les trois se retrouvaient dans la même classe : première littéraire A. Kim avait doublé sa seconde et était donc en première malgré ses dix-sept ans. M.J., du même âge que la brunette, était en terminale, en section littéraire aussi.

    « Vous voyez, l’année commence bien. On est encore dans la même classe, fit Cindy. »

                  Les filles allèrent ensuite jusque dans leur salle du premier cours, celui qu’elle avait – comme chaque année – avec leur professeur principal.  

                Dans le couloir, les élèves – agités – se bousculaient, bavardaient. Des bruits des pas se rapprochèrent. Mais avec le bruit qu’ils faisaient, les élèvent n’entendirent rien. Puis une silhouette apparut à l’autre bout du couloir. Elle s’avança vers les étudiants, puis exigea le silence. Tout le monde se retourna. C’était une jeune femme : grande, fine, peau assez pâle. Elle avait de longs cheveux fins, quelques peu bouclés et d’une teinte à la fois châtaine et rousse qui lui parcouraient le dos et le devant de ses épaules ; de jolis yeux indigos – tirant vers le violet – d’une taille bien en accord avec son visage fin ; ainsi que de jolies lèvres pulpeuses teintées d’un léger rose à lèvres.

    « Eh bien, vous avez l’air d’avoir des choses à raconter, vu le bruit de vos bavardages, dit-elle d’une voix dont on constatait fort bien l’accent américain. »

                  Elle sourit, puis alla se mettre devant la porte de la salle et l’ouvrit. Elle fit signe aux élèves d’entrer. Ces derniers s’exécutèrent. Tandis qu’ils s’installèrent, les bavardages – moins importants que dans le couloir – reprirent. Le jeune professeur redemanda le silence après avoir écrit un nom au tableau. Probablement le sien.

    « Bien, alors bonjour à tous. Je serais votre professeur principal pour cette année. Mon nom est Alice McKing. Je vous l’ai écrit au tableau. »

                  Elle enchaîna directement avec l’emploi du temps de sa classe. De même qu’avec la liste des professeurs que ses élèvent auraient. Pour ne pas changer la règle, on pouvait entendre de la part des étudiants, des chuchotements et des soupirs quant à l’annonce des professeurs qu’ils auraient.

                Rapidement, le cours prit fin. La matinée aussi. À l’heure du repas, Cindy parla des lettres – qu’elle eut trouvées dans son grenier – à ses amies.

    « C’est étrange. Et tu n’as étudié que la première lettre pour l’instant ? Questionna Kim, curieuse.

    -Oui. Mais en jetant un rapide coup d’œil sur les autres, j’ai vu que certaines évoquaient un secret. Et un lourd secret. Je crois avoir lu que « K. » avait du mal à le garder pour elle. Enfin, je n’ai pas encore tout étudié.

    -Ça pourrait être des lettres de tes ancêtres, tu penses ? Demanda Ambee. 

    -Ce n’est pas sûr. Le manoir appartient à ma famille depuis 1984 seulement. Or, les lettres remontent à 1950.

    -Mais, si ça se trouve, elles auraient pu appartenir à la famille de tes grands-parents et ils les auraient mis au grenier au moment d’emménager. Non ? Résonna Kim. 

    -Possible.

    -Tu pourrais demander à tes parents, continua Ambee. 

    -J’ai comme l’impression qu’il vaut mieux que je garde ça pour moi, pour l’instant. Maman ne veut pas que j’aille dans le grenier. Elle m’a donnée un faux prétexte pour ne pas que j’y aille, j’en suis sûr. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai un mauvais pressentiment avec ces lettres. Vous garderez le secret, hein ?

    -Évidemment que oui, dit Kim. Ambee consentit. 

    -Bon, il va être l’heure des activités. Vous choisissez quoi cette année ? Leur demanda Cindy.  

    -Sport. Je pense m’inscrire au foot cette année. Répondit Kim.  

    -Tu nous auras tout fait comme sport, toi. Ambee rit. Je m’inscris au hand cette année encore. Et toi ? S’adressa-t-elle à son amie d’enfance. 

    -Volley.

    -Tu sais qu’MJ en fait aussi. Enfin, il me semble.

    -Oui. Elle en faisait déjà l’année dernière. Bon, on y va ? »

                  Kim et Ambee acquiescèrent. Les filles se séparèrent pour aller à leurs occupations de l’après-midi. À Chesnoth’s High School, les après-midi – de quatorze heures à dix-sept heures – étaient réservés aux activités culturelles et sportives. Les élèves devaient en choisir au moins une. Nos trois amies faisaient partie des étudiants sportifs.

                La journée se finit. Tous rentrèrent chez eux. Une fois rentrée, Cindy monta directement dans sa chambre déposer ses affaires, puis redescendit.

    « Alors, cette rentrée ? Questionna sa mère. 

    -Super. Je suis encore dans la même classe que les filles.

    -Tu es contente alors.

    -Oui.

    -Tu as choisi une nouvelle activité sportive ?

    -Oui. Je me suis inscrite au volley.

    -Les filles aussi ?

    -Non. Kim s’est inscrite au foot, Ambee au hand comme l’année dernière.

    -De vraies sportives. Tu sais que tu es la seule sportive de la famille, enfin je crois, fit sa mère en souriant.

    -Je sais, je sais, dit la jeune fille en souriant à son tour. Bon, j’ai des devoirs, poursuivit-elle en remontant les escaliers. 

    -Déjà ?

    -Eh oui.

    -Je t’appelle pour le dîner.

    -Ok. »

                  Les devoirs. Le dîner. Très vite, la soirée débuta. Cindy s’était à nouveau enfermée dans sa chambre et ressortit le coffret dans lequel se trouvaient les lettres. Elle prit la deuxième, et commença à l’étudier. A priori, rien d’autre qu’un amour passionné – celui évoqué dans la première lettre – n’était encore perçu dans celle-ci. Elle remarqua – quelques lignes plus bas – une phrase écrite entre guillemet, comme s’il s’agit d’une citation : « Les passions ne sont en elles-mêmes ni bonnes ni mauvaises. » Fatiguée, l’adolescente alla se coucher, toujours en prenant soin de bien ranger la boîte et comptait chercher s’il s’agissait bien d’une citation.

                Endormit dans un profond sommeil, elle entra dans un rêve pour le moins étrange : elle se trouvait dans le manoir, elle vit une jeune femme dont le visage lui était familier. Il semblait y avoir une fête. Des gens étaient là, ils s’amusaient. La jeune femme aussi. Cindy s’avança vers elle.

    « Grand-mère ?

    -Grand-mère ? Moi ? Oh non ma chérie, je ne suis pas grand-mère. Je suis bien trop jeune, lui répondit-elle.  

    -Vous êtes Julia, Julia Rein, n’est-ce pas ?

    -Moi ? Non.

    -Alors qui êtes-vous ? Où allez-vous ? Attendez... »

                  Cindy se réveilla.

    « Un rêve ? Se dit-elle. Qui pouvait bien être cette femme, si ce n’était pas ma grand-mère... »

      

    Couleur trop claire modifiée. ^^ Désolée pour l'attente. x)


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