• Courtes histoires

    Bonjour, 

    Dans cette rubrique, je poste mes différents textes écrits pour des concours. 

    Bonne lecture. ; ) 

  •  Histoire, concours chevaux de Kiss Yoyo

                  Noir. Il faisait noir. La nuit, peinte d’un bleu particulièrement foncé, était profonde. Malgré sa plénitude, ce n’était pas la pleine lune qui était présente ce soir-là, mais la nouvelle lune. L’obscurité régnait. Le temps était calme, la température douce. De légères brises de vent froid allaient et venaient, à rythme irrégulier. Les branches et feuilles bougeaient donc de temps à autres, faisant ainsi de petits bruits de frottements lorsque les bras des grands arbres de Nori se touchaient entre eux.

                 Perdue. Elle était perdue. Perdue au sein de ce vaste bois, dans la nuit noire et les bruits qui l’inquiétaient au fur et à mesure qu’elle s’y enfonçait, aveuglément. Soudain, un son plus intense se fit entendre. Elle lâcha un souffle, prise de terreur. Elle continuait à avancer, courageusement. À mesure qu’elle avançait, qu’elle s’enfonçait, qu’elle se dirigeait vers ce son aigu, elle finit par le distinguer comme étant un cri. Le cri d’un animal. Elle marchait encore, se rapprochant de plus en plus. Et… « Un cheval ? » Se dit-elle. Un cheval, oui.

                 Couché, il agitait la tête et hennissait de douleur. Blessé. Il était blessé. Des marques de fouet se distinguaient sur ses côtes. La jeune fille s’approcha de lui, doucement, et tenta de le rassurer. Au fur et à mesure de son approche, elle murmurait diverses paroles.

     « Doucement. Ne t’inquiète pas. Je ne te veux pas de mal. Laisse-moi t’aider. »

                  Ces mots répétés, une, deux, jusqu’à quatre ou cinq fois, calmèrent le cheval. La jeune fille lui caressa tendrement la tête. Il était beau. Sa robe noire avait également une marque sur le dessus de la tête, comme une tâche de naissance. C’était une marque blanche, on pouvait en distinguer un éclair.

     « Éclair. Je peux t’appeler ainsi ? Demanda-t-elle à l’animal. »

                  Leurs regards plongèrent l’un dans l’autre. Quelques minutes. Puis, le cheval hennit. Mais il n’émit pas cette-fois-ci un hennissement de crainte, mais d’acquiescement. L’animal se coucha presque, comme pour lui dire qu’elle pouvait le monter. D’abord hésitante, elle s’approcha, et le monta. 

    Ame-chan. 

    Par manque de temps, la fin de mon texte n'est pas du tout travaillé. =/


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  • Ouverture

     

                    C’était un  soir, au crépuscule. La ville de Nyme était bordée par un bois, vaste, d’une profondeur infinie et sombre. Ce soir-là, contre l’avis de son amie, Leean pénétra dans l’obscurité du bois. C’était une jeune fille pleine de vie et qui ne reculait devant rien, ou presque. Elle n’avait pas peur d’y aller seule. Pourtant, elle aurait dû. Mais elle voulait savoir ce qu’il s’était passé, découvrir la véritable origine des meurtres irrésolus, à Nyme, sur une trentaine d’années au moins, et à intervalle régulier de sept ans.

                    Il faisait doux, malgré une légère brise de vent froid. Leean marchait. Bien qu’elle semblait se balader, elle avait conscience que l’affaire était très sérieuse. Même si elle était aventurière, elle savait réfléchir avant d’agir. Au fur et à mesure qu’elle s’enfonçait  derrière les grands arbres et buissons, le crépuscule s’assombrissait. Bientôt, il laissa place à une nuit noire. La lune, ronde, pleine, brillait. La jeune femme continua sa marche, malgré tout. Le chemin sur lequel était Leean semblait sans fin. Arrivée entre deux grottes, un bruit sourd se fit entendre. Leean s’arrêta. Un frisson lui parcoura le corps. « Ce ne doit être qu’un hiboux, se rassura-t-elle. C’est l'heure de la chasse. » Elle reprit sa route et  passa les grottes. La douceur du temps devint froid. Le souffle du vent glacé. Il soufflait davantage. Les arbres bougeaient de plus en plus. Soudain, Leean se stoppa. Des ombres. Il y avait des ombres.

    « Qui est-là ? Demanda-t-elle. »

    Aucune réponse. Mais les ombres furent toujours là, à défiler. Elles étaient très rapides.

    « Ça suffit, montrez-vous ! S’impatienta Leean. Vous ne me faites pas peur ! »

    Aucune réponse à nouveau. Mais des rires se firent entendre. Des rires aigus, effrayants, lucifériens. Puis, les ombres se mirent à tourner autour de Leean. Elle ne put rien dire. Pas un son ne sortit de sa bouche. Elle n’était pas totalement effrayée, mais plutôt impressionnée. Elle resta là, sans bouger. Figée. Elle regarda les ombres tourner autour d’elle. Mais lorsqu’elle les vit se rapprocher, elle se défigea et partit, en courant.

                    Leean prit la fuite face à ces ombres. Seulement, elle s’était mise à courir sur un chemin dérivé de celui qu’elle avait suivit jusqu’ici. À présent, elle était perdue. Cet autre chemin était bordé, d’un côté comme de l’autre, par une falaise. Une falaise qui comprenait plusieurs entrées. C’était comme un immense bâtiment aux multiples portes. Il faisait doux à nouveau, et le vent avait cessé. En contre partie, il y avait de la brume. La visibilité était mauvaise. « Quel endroit étrange… se dit-elle. » Elle contempla les roches qu’elle voyait, et finit par s’approcher de l’une des nombreuses ouvertures. Elle pénétra sur son seuil. Un souffle, fort et chaud, s’en dégagea.  Leean recula. Elle regarda les alentours, la brume s’épaississait et augmentait. La jeune femme sentit, par la suite, une présence. Non, des présences. Il y avait plusieurs personnes, ou… choses. Des ombres réapparurent.

    « Que voulez-vous à la fin ?! »

    La brume l’ayant comme enveloppée, Leean ne pouvait plus bougée à nouveau. Elle sentit une odeur. Une odeur qu’elle ne put reconnaître. Peu à peu, ses forces l’abandonnèrent. Sa vue se brouilla, ses yeux se fermèrent. Son corps s’alourdit, elle tomba à terre. Elle n’était pas encore complètement inconsciente. Elle eut l’impression de chuter dans une profondeur infinie. Enfin, plus rien.

                    Les ombres disparurent. La brume se dissipa.  Leean était là, allongée à même le sol. Une silhouette apparut. On ne pouvait voir qu’une personne revêtue d’un long manteau noir et d’une large capuche de même couleur. Elle s’approcha de Leean, s’abaissa et la prit dans ses bras. Puis, elle pénétra dans l’une des ouvertures de la falaise et disparut. 

     

    Ame-chan. 


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