• Chapitre VI, « Fin »

    La fin arrive, bien qu'elle ne soit pas nécessairement bien écrite selon moi. Je pense que je reprendrait, à un moment, je ne sais encore quand, toute la fiction pour l'améliorer. Bonne lecture. 

    Chapitre VI, « Fin » 

    Désorienté, confus, instable. Julien réunissait ces trois critères, encore davantage maintenant. Il était près du lac où il avait assassiné le vétérinaire quelques jours plus tôt. Les gyrophares aveuglant et sirènes de police bruyantes ne l’aidaient pas à se calmer. Il était l’objet des regards de tous les officiers présents, y compris du commandant, qui avaient leurs armes braqués sur lui. Il était loin d’apprécier la situation et ne la comprenait pas. En son sens, il pensait qu’on essayait de l’arrêter dans ce qu’il croyait être sa mission divine. Il ne pouvait pas s’arrêter maintenant. Il lui restait encore tant à accomplir. Il savait que si on lui retirait la seule occupation qui le préservait du mal être, dans lequel il était enfermé depuis des années, il ne survivrait pas. Tuer… Reproduire ce qui a été vécu et ce qu’il en a vu, telle était sa source de délivrance. Il avait le regard noir face aux policiers. Il ne pouvait pas se résigner. Il devait emmener sa proie, qu’il tenait en ces instants en joue, et la tuer. Ensuite s’en irait-il en trouver une autre et ainsi de suite. Qu’allait-il faire ? S’enfuir avec sa sixième victime ? Se rendre ?

    * * *

                Quarante-huit heures plus tôt.

                 De retour au commissariat, le commandant s’empressa d’obtenir un mandat pour saisir le dossier psychiatrique des frères Marvel. L’affaire de quelques heures pour qu’il lui fût accordé et délivré. Entre temps, Julien Marvel devait être amené dans les plus bref délais afin d’être entendu comme suspect éventuel. Le commandant se rendit immédiatement après au centre hospitalier de Rosebourg. C’était à une heure de route. Il mit une demi-heure de plus environ, en raison d’un trafic assez important, rien de plus banal à Paris.

                Il arpentait maintenant l’entrée du bâtiment principal et se dirigea vers l’accueil. Il demanda à la personne, non prise par le téléphone comme sa collègue, à voir le docteur Charles Emerson. La jeune femme – vraisemblablement la trentaine, brune aux yeux bleus – lui répondit simplement de patienter quelques instants. Elle appela le docteur Emerson. Quelques minutes d’attente et il les rejoignit à l’accueil. Il invita le commandant à le suivre jusque son bureau.

     « Docteur, étiez-vous en poste ici, il y a vingt ans ? Demande le commandant, saisissant le dossier que l’homme en blouse blanche lui tendit.

    -Effectivement, j’étais déjà ici à l’époque. J’ai été en charge des frères Marvel, si telle est votre prochaine question.

    -Bonne réponse d’anticipation. J’aimerais que vous me parliez d’eux.

    -Julien et Tom souffraient d’un traumatisme grave causé par le meurtre de leur mère. Ils entendaient et voyaient diverses choses. Ils n’étaient pas violents, au début, du temps où ils étaient à l’orphelinat. C’est après cet autre drame…

    -L’agression qui coûta la vie à une de leurs professeurs.

    -En effet, c’est après cela que leurs troubles mentaux se sont aggravés.

    -Quand les avez-vous laissé quitter l’hôpital ?

    -Huit ans après leur insertion. Ils restaient évidemment sous traitement. »

    L’échange dura ainsi plusieurs minutes, après quoi, le commandant repartit. 

    * * *

                 Perdu au milieu des arbres, Julien marchait sans vraiment s’en rendre compte. Il était noyé, sous une pluie de pensées incompréhensibles. Plus le temps passait, moins il était lucide et moins il savait ce qu’il faisait. Il tenait cependant à continuer son délire meurtrier et ainsi accomplir sa vengeance. Il ne restait plus qu’au chausseur à trouver sa dernière proie.

                Tapis dans l’ombre, il la guettait et attendait le moment propice pour surgir. Son ultime victime devait avoir la trentaine. C’était une jeune femme aux longs cheveux châtain coiffés en joli chignon. Il la scrutait sans relâche. Encore une petite minute d’attente et le voilà bondissant sur la jeune femme.

    * * *

                 Sur la route, le commandant reçu l’appel d’un de ses collègues affirmant que le suspect avait été vu près du parc. Il avait fuit après une approche par des officiers. Rentré dans son arrondissement, il fila rejoindre les autres sur place.

                À peine arrivé, il questionna les officiers sur place.

    « Dans quelle direction est-il parti ? Était-il seul ?

    -Il semble être parti au nord de la ville, il était seul.

    -Quadrillé les zones. »

    Tous s’exécutèrent. 

    * * *

                 À présent.

                Les voix des policiers résonnaient incessamment en bruit assourdissant pour Julien. Il était à nouveau migraineux et tremblaient quelque peu, le couteau – qu’il se refusait de lâcher, le maintenant avec poigne, mais qu’il venait d’abaisser un tant soit peu – attestait de son déséquilibre actuel, par de faible mouvements dus aux tremblements de l’homme. Essayant de reprendre le dessus, le contrôle des évènements, il le remonta et le resserra sous la gorge de la jeune femme qu’il tenait fermement aussi. Soudain, un coup de feu retentit. Un jeune policier avait paniqué et perdu le contrôle, touchant ainsi l’otage. La jeune femme se plia sous la douleur de l’impact. Julien n’en en fut que plus désorienté, il ne comprit pas.

    « Tu as échoué, incapable ! Entendit-il. »

    La voix était revenue. Elle le réprimanda quant à son non accomplissement de la mission qu’elle lui avait confié. Dans un geste désespéré, il tenta de finir le travail en voulant poignarder la jeune femme. Il tomba avant, sous la propulsion de plusieurs balles.

                Il s’était écroulé à terre. Sa fin était proche. Il n’allait pas survivre.

    « Il est temps… Rejoins-moi, lui dit une autre voix. »

    Julien tenta de se relever. Il prit peur. Il ne voulait pas mourir, jamais. De quoi était-il effrayé ? Dans sa dernière hallucination, Tom apparut à son frère.

    « Tu as peur ? Ta conscience se jouerait-elle de toi ? »

    Les minutes passaient, Julien devenait de plus en plus faible. Sa respiration ralentissait. Il ne voulait pas rejoindre l’autre côté. Mais s’en était fini. Peu à peu, ses yeux se fermèrent, le noir absolu lui apparut ensuite.

     

                 C’était la rage de n’avoir su se remémorer le visage de l’agresseur. Une rage qui trouva sa source au cœur de souvenirs plus assaillants les un que les autres, rappelant sans cesse l’agression dont leur deuxième maman fut la victime. Incessamment ils revivaient le même drame, le même refrain d’une chanson dont se dégageaient un éternel goût de fer et une éternelle amertume. Ainsi, pensaient-ils combattre le mal par le mal.

                 Jamais l’inspecteur n’oublia cette terrible affaire. En parallèle de sa profession, il s’investit dans un travail universitaire relatif à la psychiatrie. 

    « Musique Meilleurs Voeux 2015 ! »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Janvier 2015 à 14:33

    Bonjour Ame-Chan,


    A mon tour, je te souhaite que 2015 soit une année spéciale pour toi et les tiens,
    que des milliers de petites joies viennent embellir ta vie...
    Je te souhaite d'être entouré de ceux que tu aimes, de vivre des moments intenses
    et de savourer le quotidien !
    Et surtout de garder forme et bonne santé tout au long de l'année...
    Meilleurs voeux
    Mille bises de Nouvel-An
    Kim

    2
    Dimanche 29 Mars 2015 à 18:07

    hello
    j'ai apprécier la lecture
    très belle soirée.

    3
    Dimanche 29 Mars 2015 à 19:54

    Bonsoir, 

    Merci : ) 

    Bonne soirée. 

    4
    Mardi 31 Mars 2015 à 22:30

    Belle écriture, mais faudrait prendre le temps de tout lire...je reviendrai avec le temps...

    Bonsoir Amélie,

    Je m'absente jusqu'au 15 avril, c'est donc avec un peu d'avance que
    je tenais à te souhaiter un joyeux WE de Pâques !
    Je te souhaite pour cette occasion, une super chasse aux oeufs et
    poules en chocolat...mais, attention, pas d'abus !
    Merci pour tes gentils mots, à très bientôt
    Gros kiss, JOYEUSE FÊTE DE PÂQUES !
    Kim

    5
    Mercredi 1er Avril 2015 à 18:57

     Bonsoir, 

    Merci à toi, bonnes fêtes de Pâques à toi également. : ) 

    Bonne soirée. : ) 

    6
    Vendredi 30 Juin à 13:12

    Ton histoire était très intéressante, j'adore tout les histoires qui parle d'enquêtes et de meurtres. Les séries et les livres, j'ai lu double assassinat dans la rue morgue et la fin est surprenante.

      • Vendredi 30 Juin à 20:11

        Merci à toi, contente que l'histoire t'ait plu. :) 

    7
    Vendredi 30 Juin à 13:19

    Salut,

    Comment tu as fait pour personnaliser le fond de ton blog ?

      • Vendredi 30 Juin à 20:13

        Bonsoir, 

        Tu vas dans l'onglet "Apparence" situé sur la barre de navigation en haut de ton blog, puis tu cliques sur "Modifier le thème" et tu pourras changer ton fond. :) 

    8
    Samedi 1er Juillet à 08:58

    Je sais le faire ça, je voulait que je n'arrive pas bien à le faire, il faut trouver la bonne taille d'image pour le haut mais aussi pour le fond derrière les article. Comment tu l'as trouver ? En cherchant des images ?

      • Samedi 1er Juillet à 13:31

        J'ai fait plusieurs tests jusqu'à trouver les tailles qui me convenaient pour mes blogs. 

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